Procédures collectives.
Défense pénale.
L'expertise de la crise.

Un accompagnement sur mesure pour les situations qui n'attendent pas.

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Maître Thibault Bonnin, avocat en reprise à la barre et entreprises en difficulté, au Barreau de Paris

153, boulevard Haussmann · 75008 Paris

+33 6 75 73 79 35

tb@bonninavocat.fr

Un accompagnement
sur mesure

Maître Thibault Bonnin, avocat au Barreau de Paris, consacre son activité au restructuring, aux entreprises en difficulté et à la défense pénale des personnes physiques et morales.

Il intervient à chaque étape d'une difficulté : en amont, dans les procédures confidentielles de mandat ad hoc et de conciliation ; puis devant le tribunal, en sauvegarde, en redressement judiciaire ou en liquidation judiciaire. Il conseille les dirigeants confrontés à une cessation des paiements, les créanciers qui doivent faire valoir leurs droits, et les investisseurs qui reprennent une entreprise à la barre par une offre de reprise dans un plan de cession.

Le cabinet intervient également en matière pénale à tous les stades de la procédure, notamment pour les infractions liées aux procédures collectives.

Formé au sein de cabinets anglo-saxons de premier plan à Paris et au Luxembourg, il a fondé une structure indépendante afin d'offrir exigence technique, réactivité et proximité. Il intervient en français et en anglais, devant les juridictions de Paris, d'Île-de-France et de toute la France.

  • Avocat au Barreau de Paris
  • Master II, Droit des affaires, Université Paris II Panthéon-Assas
  • MBA, Université Paris II Panthéon-Assas
  • Certificat, Droit et technologies du numérique

La pression et les difficultés sont autant d'occasions de s'élever.

Nos expertises

Entreprises en difficulté et procédures collectives

  • Prévention et négociation confidentielle : mandat ad hoc et conciliation
  • Assistance des dirigeants face à la cessation des paiements et choix de la procédure
  • Sauvegarde, redressement judiciaire et élaboration d'un plan de continuation
  • Liquidation judiciaire et cession des actifs
  • Défense des créanciers : déclaration de créances, contestations, vote du plan
  • Reprise à la barre, plan de cession et rédaction de l'offre de reprise
  • Conseil des investisseurs en distressed M&A et restructuring

Défense pénale

  • Enquête pénale et auditions (audition libre, garde à vue, confrontation)
  • Mesures de poursuite (déferrement, CRPC, comparution immédiate) avec définition de la stratégie de défense adaptée
  • Instruction (mise en examen, témoin assisté), suivi et préparation des actes de défense
  • Détention et mesures de contrainte, assistance lors des débats et demandes de remise en liberté
  • Juridictions pénales (tribunal correctionnel, cour criminelle, cour d'assises)
  • Droit pénal des affaires et infractions liées aux procédures collectives
  • Exécution et aménagement de peine

Reprises
à la barre

Acquisitions en contexte de crise

Le cabinet intervient de façon intensive dans le rachat d'entreprises, d'actifs et de fonds de commerce en redressement ou en liquidation judiciaire, dans le cadre de cessions ordonnées par le tribunal. Acquéreurs stratégiques, fonds d'investissement, repreneurs individuels : Maître Bonnin sécurise chaque étape, de l'identification de l'opportunité à la réalisation de l'acquisition, avec une réactivité adaptée aux délais de ces procédures.

Comment se déroule une reprise à la barre

Un accompagnement selon votre rôle

Dirigeant

Votre entreprise rencontre des difficultés

Vous approchez de la cessation des paiements : chaque semaine compte pour choisir entre mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde ou redressement judiciaire, et pour protéger votre responsabilité personnelle.

Les questions à se poser
Créancier

Un client ou un partenaire est en procédure collective

Déclarez votre créance dans les délais, préservez vos garanties et faites entendre votre voix sur le plan de continuation ou de cession.

Faire le point sur votre créance
Repreneur ou investisseur

Vous voulez reprendre une entreprise au tribunal

Sécurisez le périmètre repris, le prix et les engagements de votre offre de reprise, en redressement comme en liquidation judiciaire.

Le guide de la reprise à la barre

Avocat en reprise à la barre :
racheter une entreprise au tribunal

La reprise à la barre permet d'acquérir une entreprise en difficulté, ou certains de ses actifs, sous le contrôle du tribunal, en principe sans reprendre son passif antérieur. Étapes, contenu de l'offre, prix, salariés, rôle du tribunal, risques : retrouvez notre guide complet et les réponses aux questions les plus fréquentes.

Actualités juridiques

✕ Reprises à la barre

Reprise à la barre : comment racheter une entreprise en difficulté au tribunal

La reprise d'une entreprise en difficulté dans le cadre d'une procédure collective, ce que les praticiens appellent une « reprise à la barre », constitue une voie d'acquisition originale, souvent méconnue, mais potentiellement très avantageuse pour un acquéreur bien conseillé.

I. Qu'est-ce qu'une reprise à la barre ?

Dans le cadre d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, le tribunal peut arrêter un plan de cession portant sur tout ou partie de l'entreprise. Lorsque l'activité ne peut être cédée en bloc, les actifs isolés (fonds de commerce, matériel, marques, stocks) peuvent être vendus de gré à gré ou aux enchères, sur autorisation du juge-commissaire. Ces cessions sont réalisées sous le contrôle du tribunal et des organes de la procédure (administrateur judiciaire, mandataire judiciaire, liquidateur).

L'acquéreur bénéficie d'un cadre protecteur : il reprend les actifs en principe purgés du passif antérieur, sous réserve de respecter les engagements pris dans son offre (maintien d'emplois, poursuite d'activité, prix de cession).

II. Identifier l'opportunité et préparer l'offre

La réactivité est la première qualité requise. Les procédures collectives évoluent vite, les délais de dépôt des offres sont stricts. Plusieurs sources permettent d'identifier les opportunités :

  • Le BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales)
  • Les annonces publiées par les administrateurs et mandataires judiciaires
  • Les réseaux spécialisés et les informations de marché

Une fois l'opportunité identifiée, la due diligence doit être menée rapidement, souvent en quelques jours : analyse des actifs, du passif, des contrats, des salariés, des baux.

III. Structurer l'offre de reprise

L'offre de reprise est un document juridique encadré par l'article L.642-2 du Code de commerce. Elle doit notamment préciser :

  • Le périmètre des biens, droits et contrats repris
  • Le prix proposé et ses modalités de paiement
  • La qualité des apporteurs de capitaux et les garanties offertes
  • Le niveau et les perspectives d'emploi
  • Les prévisions d'activité et de financement

La qualité de rédaction de l'offre est déterminante. Le tribunal retient l'offre qui permet d'assurer le plus durablement le maintien de l'emploi et le paiement des créanciers, et qui présente les meilleures garanties d'exécution.

IV. Les points de vigilance

  • Le transfert des contrats de travail : si la reprise porte sur une entité économique autonome, l'article L.1224-1 du Code du travail peut s'appliquer (voir notre article sur la requalification).
  • Les baux commerciaux : leur cession dans le plan obéit à des règles spécifiques et constitue souvent un point de négociation avec le bailleur.
  • Les contrats en cours : seuls les contrats nécessaires au maintien de l'activité et désignés dans l'offre peuvent être cédés par le jugement arrêtant le plan.
  • Les sûretés et garanties : vérifier le sort des sûretés grevant les biens repris, certaines charges pouvant être transmises au repreneur.

V. L'accompagnement juridique, un investissement nécessaire

La reprise à la barre est une opération complexe, menée dans l'urgence, avec des enjeux financiers et humains importants. Un accompagnement juridique spécialisé dès l'identification de l'opportunité permet de sécuriser chaque étape et de maximiser les chances de succès de l'offre.

Conclusion

Bien structurée, la reprise à la barre offre des conditions d'acquisition souvent inférieures aux valeurs de marché, avec une protection juridique réelle pour l'acquéreur. La clé du succès réside dans la réactivité, la qualité de la due diligence et la précision de l'offre présentée au tribunal.

Une question sur votre situation ? Contactez le cabinet.

✕ Procédures collectives

Actifs isolés ou fonds de commerce ? Les enjeux de la requalification en procédure collective

Dans le cadre des procédures collectives, la reprise d'actifs à la barre du tribunal constitue une opportunité d'acquisition à des conditions potentiellement avantageuses. Toutefois, cette opération n'est pas sans risque juridique : la qualification retenue, cession d'actifs isolés ou transfert d'entité économique autonome, emporte des conséquences radicalement différentes pour l'acquéreur.

I. Le cadre juridique : l'article L.1224-1 du Code du travail

L'article L.1224-1 du Code du travail prévoit que, lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, tous les contrats de travail en cours au jour de cette modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise.

Ce mécanisme de transfert automatique des contrats de travail s'applique dès lors qu'est caractérisé le transfert d'une entité économique autonome.

La Cour de cassation définit l'entité économique autonome comme « un ensemble organisé de personnes et d'éléments corporels ou incorporels permettant l'exercice d'une activité économique qui poursuit un objectif propre » (Cass. soc., 7 juill. 1998 ; Cass. soc., 17 janv. 2024).

II. Le critère déterminant : la capacité autonome à poursuivre une activité

La jurisprudence a progressivement affiné le critère déterminant : il réside dans la capacité des moyens repris à permettre, en eux-mêmes, la poursuite autonome d'une activité économique, indépendamment de toute qualification juridique de l'opération.

2.1 La règle classique : locaux + matériel = transfert

Classiquement, le transfert est caractérisé lorsque l'activité est reprise dans les mêmes locaux et avec le même matériel (Cass. soc., 12 oct. 1999). Dans ce cas, la qualification d'entité économique autonome ne soulève guère de difficulté.

2.2 Les hypothèses plus subtiles : la reprise d'actifs significatifs

La jurisprudence va cependant plus loin. Elle admet le transfert même dans des hypothèses simplifiées de reprise d'actifs, lorsque ces actifs permettent la poursuite effective de l'activité :

  • La reprise d'un encours de production peut caractériser une entité économique autonome dès lors qu'elle s'accompagne des moyens nécessaires à la poursuite de l'activité (Le Corre, Droit et pratique des procédures collectives, Dalloz).
  • La reprise d'un volume significatif de stocks permettant la poursuite de l'activité peut suffire, même en l'absence de cession du fonds de commerce (Cass. soc., 4 oct. 2011, n° 10-19.610).

III. Les conditions permettant d'écarter la requalification

Pour sécuriser une acquisition à la barre et éviter le transfert automatique des contrats de travail, plusieurs conditions doivent être réunies et documentées :

  • Exclusion expresse de la reprise des salariés et des contrats en cours
  • Absence de reprise des locaux d'exploitation
  • Inscription de l'acquisition dans un projet industriel propre à l'acquéreur, distinct de l'activité cédée
  • Démonstration que les actifs repris ne permettent pas, en eux-mêmes, de redéployer l'activité dans son état antérieur

IV. Le risque de requalification a posteriori

Même lorsque l'acquisition est initialement présentée comme une cession d'actifs isolés, un redéploiement ultérieur à l'identique de l'activité reste susceptible d'entraîner une requalification a posteriori, à l'initiative de salariés contestant la régularité de leur licenciement.

La vigilance s'impose donc non seulement au stade de la présentation de l'offre, mais aussi dans la phase de mise en œuvre du projet industriel post-acquisition.

Conclusion

La frontière entre cession d'actifs isolés et transfert d'entité économique autonome est ténue et s'apprécie au cas par cas. Une structuration rigoureuse de l'offre de reprise, en amont du dépôt, est indispensable pour sécuriser l'opération et prévenir tout risque de transfert involontaire du passif social.

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✕ Défense pénale

Garde à vue : vos droits et les erreurs à ne pas commettre

La garde à vue est une mesure de contrainte qui peut survenir à tout moment, y compris pour des personnes qui n'ont aucune conscience d'être impliquées dans une procédure pénale. Dirigeants d'entreprise, cadres, particuliers : connaître ses droits avant d'y être confronté est essentiel.

I. Qu'est-ce que la garde à vue ?

La garde à vue est une mesure privative de liberté décidée par un officier de police judiciaire (OPJ), qui permet de retenir une personne soupçonnée d'avoir commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'emprisonnement. Elle ne peut excéder 24 heures, renouvelable une fois par le procureur de la République, soit 48 heures au total, avec des durées étendues dans certaines matières (criminalité organisée, terrorisme).

II. Vos droits dès le début de la mesure

Dès le placement en garde à vue, vous bénéficiez de droits essentiels :

  • Le droit d'être informé de la nature de l'infraction reprochée, de vos droits et de la durée maximale de la mesure
  • Le droit de faire prévenir un proche et votre employeur
  • Le droit à un examen médical
  • Le droit à l'assistance d'un avocat, dès le début de la mesure : c'est le droit le plus important
  • Le droit de se taire : vous n'êtes pas obligé de répondre aux questions des enquêteurs

III. Le rôle de l'avocat en garde à vue

L'avocat choisi ou commis d'office intervient à plusieurs stades :

  • Un entretien confidentiel de 30 minutes avant le début des auditions
  • La présence aux auditions et aux confrontations
  • La possibilité de poser des questions et de formuler des observations
  • La consultation des procès-verbaux d'audition

Ne sous-estimez jamais ce droit. L'entretien avec l'avocat, même bref, peut radicalement changer l'issue de la procédure.

IV. Les erreurs à ne pas commettre

  • Parler sans avoir consulté votre avocat. Le droit au silence est absolu : tout ce que vous dites peut être utilisé contre vous.
  • Minimiser ou nier des faits que les enquêteurs connaissent déjà. Une contradiction avec les éléments du dossier fragilise immédiatement votre crédibilité.
  • Croire que coopérer sans avocat vous sera favorable. Cette idée, souvent suggérée implicitement, est fausse.
  • Signer un procès-verbal sans le lire attentivement. Vous avez le droit de demander des corrections ou d'ajouter des observations.

V. La situation particulière des dirigeants

Dans le cadre d'enquêtes pour abus de biens sociaux, fraude fiscale ou infractions liées aux procédures collectives, les dirigeants font face à des enjeux spécifiques. Les enquêteurs disposent souvent d'un dossier documentaire important avant de procéder à l'interpellation. La stratégie de défense doit être construite dès l'entretien avec l'avocat, avant la première audition.

Conclusion

La garde à vue n'est pas une condamnation. C'est une mesure d'investigation, encadrée par la loi, dont l'issue dépend en grande partie de la stratégie adoptée dès les premières minutes. Exercez vos droits, faites-vous assister, et ne parlez pas sans avoir consulté votre avocat.

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Décrivez votre situation ou votre projet de reprise en quelques lignes. Maître Bonnin revient vers vous rapidement pour convenir d'un échange. Les informations transmises sont couvertes par le secret professionnel.

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